Des contes en partage

Échanges et correspondances entre écoles de France et de Madagascar, autour des contes traditionnels

lundi 3 juillet 2017

Le boeuf de la mer : images de Tuléar

Voici le bœuf de la mer, conte écrit et illustré à Tuléar par des écoliers de 5 à 10 ans, avec l'aide de Ben Arès et Daniel Ramana. Merci !



lundi 12 juin 2017

Une école au sommet

Les écoliers de Petite ferme ont bien de la chance. Voici une photo de leur environnement...


vendredi 2 juin 2017

La légende de la vierge noire

Les écoliers de Petite ferme nous envoient cette histoire :

Nous allons vous raconter la légende de la Vierge Noire : cette histoire se passe à l' île de la Réunion, dans la ville de Sainte-Marie, à l'époque où les hommes et les femme noirs étaient esclaves.
Mario est un jeune esclave qui s'est enfui de chez son maître car il le maltraitait.
Il essaie de se cacher dans la forêt, mais un jour, des chasseurs le repèrent et le reconnaissent.
Mario est obligé de s'enfuir à nouveau. Comme il est tard, les chasseurs décident de rentrer prévenir le maître et d'appeler d'autres chasseurs pour retrouver l'ancien esclave.

Mario pense alors qu'on l'a oublié :comme il est très croyant, il remercie la petite statuette de la Vierge Noire qu'un homme blanc lui avait offerte quand il était encore petit et qu'il garde toujours avec lui.

Mais un jour, les chasseurs retrouvent Mario qui s'était caché dans une grotte.
Au moment où les homme s’apprêtent à l'attraper, Mario se met à prier la Vierge Noire de lui venir en aide. Aussitôt, les branches du bougainvillier qui se trouvaient au-dessus de la grotte se mettent à pousser jusqu'à recouvrir l'entrée de la cachette. 

Malgré leurs efforts, les chasseurs ne parviennent pas à couper les branches et c'est ainsi que Mario resta à l'abri dans sa grotte et qu'il y mourut en homme libre.

Voilà la légende de la Vierge Noire.

vendredi 26 mai 2017

Du collège de Trois Mares à Tuléar

Voici la contribution d'Alice Grondin, élève de Mme Félix au collège de Trois Mares, merci à elle ! (Cliquez sur les images pour aficher le texte en grand)

lundi 22 mai 2017

Du Tampon (Petite plaine) à Tuléar


De Tuléar au Tampon

Les élèves de l'Alliance française et ceux du collège Etienne de Flacourt à Tuléar nous font partager leurs histoires. Merci à leur enseignant, Ben Arès, de faire le lien.

LE ZEBU DE LA MER

Les femmes ne peuvent traverser seules la grande forêt de Bevoay et attendent toujours que quelques hommes les accompagnent, lorsqu’elles se rendent au grand marché situé de l’autre côté, dans le village de Talaky, à Madagascar.
De puissants lémuriens habitent cette forêt, gris et blancs, souples comme des singes auxquels ils ressemblent. Toujours furieux de la présence des femmes, ils jacassent alors plus fort qu’elles, qui hâtent le pas en poussant de petits cris d’oiseaux pris au piège.
Ils ne sont pas plus méchants que cela les lémuriens de Bevoay. Toutefois ils ont les femmes en horreur. Les hommes n’ont de leur côté pas à subir de leurs attaques, sournoises et agaçantes.
À qui est la faute ?
Dans des temps fort reculés, des hommes se muèrent en lémuriens. L’un de ces hommes, nommé Itovo, le devint définitivement après des déboires matrimoniaux. Gambadant à travers la forêt, il fut très réputé pour l’aversion particulière qu’il portait aux femmes.
Dans sa période humaine, Itovo s’était uni avec une femme riche mais méchante. Un sorcier avait dû assister au mariage pour garantir le bonheur du couple par de nombreux ody ou amulettes, qu’Itovo porta à son cou. Mais le sorcier avait mis une interdiction, banale en soi : il ne devait pas toucher la louche de bois pour prendre le riz en même temps que sa femme sinon un grand malheur arriverait. Il n’en dit pas plus.
Le ménage ne devait rencontrer aucune difficulté. De nombreux mois s’écoulèrent dans un relatif bonheur.
Puis vinrent les premières scènes conjugales. Les disputes devinrent de plus en plus fréquentes. La femme avait visiblement un mauvais caractère. Elle humiliait volontiers Itovo qui gagnait peu d’argent. Ils ne continuaient pas moins à manger ensemble et Itovo conservait malgré tout son bon appétit. Les paroles du sorcier semblaient alors envolées.
Un jour, sa femme lui reprocha durement sa goinfrerie coutumière. Il rétorqua qu’il avait bêché et semé toute la matinée un champ entier de maïs, sans prendre le moindre repos, ni même un voazavo, une sorte de melon d’eau, pour se désaltérer. Le ton s’éleva : Itovo, irrité après un dur labeur accompli, avait grand faim et il comptait l’assouvir. Séparés par la largeur de la natte, ils n’en vinrent pas aux mains, mais elle brandit la louche malencontreusement placée entre eux et le frappa au visage.
Il n’avait pas songé à cela le pauvre, qui vit la prédiction du sorcier s’accomplir. Le grand malheur prit forme sur Itovo qui se transforma peu à peu en lémurien, sortit par la porte basse, s’élança dans le kily ou le tamarinier voisin, puis gagna la forêt proche, heureux de sa nouvelle liberté. Il ne se retourna même pas. Sa femme n’en fit pas un drame. Elle ne versa aucune larme.
C’est depuis cette histoire que tous les lémuriens issus d’Itovo conservent une haine tenace envers les femelles humaines. Ils ne manquent d’ailleurs jamais de les poursuivre, de les pincer, chaque fois qu’elles s’aventurent dans la forêt.
Yrène et Safidy, 5ième et Nancy, 4ième du Collège Etienne de Flacourt, Toliara


Imaan et Tojo, 6ème
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vendredi 5 mai 2017

Lettre d'Ampanotoamaizina

Bonjour à vous, écoliers d'Argences !

Nous avons reçu la visite de Johary et Sophie en plein cyclone : il a beaucoup plu, mais heureusement toutes nos maisons ont gardé leurs toits.

Ils nous ont parlé de vous, on a bien reçu votre courrier et on vous en remercie.
Nous allons essayer de répondre à vos questions, il y en a beaucoup.

Les animaux de chez nous :
Il y a des serpents, petits et grands. Le plus communs sont les "menarana", en voici un en photo.


Il y a aussi des "kalakody" et des "trambo" qui ne sortent que la nuit. Les menarana aiment beaucoup se chauffer au soleil sur les chemins, on les rencontre souvent.

Il y a des makis, les lémuriens, qui ressemblent à des singes.
Dans les villages, il y a des zébus, des poules, oies, canards.

Dans la mer, on croise des tortues, des requins, des baleines et beaucoup de poissons différents.

Nos parents sont : pêcheurs (avec des filets et des pirogues), charbonniers, agriculteurs, bucherons. Certains travaillent le ravenale avec lequel on fait nos maisons (murs et toits).
Les femmes font sécher et fument le poisson pour qu'il se conserve.

Notre journée :

On se lève entre 5 et 6 heures. On va se laver puis on mange ( quelque chose comme : banane, patate douce, pommes de terre, songe, orange, mofo katsaka : pain de maïs, soanambo : fruit à pain, vary sosoa : bouillon de riz, mofo baolina : beignet de farine, pâtes). Ensuite on fait la vaisselle, on range la maison, on va chercher du bois et de l'eau, on s'occupe des plus petits.

A 7h30, on va à l'école, et ça dure jusqu'à 13h du lundi au vendredi. Il y a 5 niveaux, en deux groupes. Chaque groupe occupe la moitié de la salle, le tableau est au milieu et sépare les deux parties. Le directeur de l'école est aussi le maître des grands.
Les élèves ont entre 5 et 14 ans. On apprend à écrire, lire, compter, chanter, et l'histoire-géographie.

Après l'école on se lave les mains et on mange du riz sec avec parfois du poisson, des feuilles, du manioc pilé, du crabe.

Ensuite on fait la vaisselle, puis on va jouer ou se promener.
On peut aussi se baigner dans la mer ou dans les Pangalanes. On fait des jeux de plage.

En soirée on va chercher du bois et de l'eau, on aide à la cuisine. Après manger, on va se coucher, il est environ 20 heures.



 
Le dimanche on va à l'église et à l'école du dimanche (catéchisme).

Ce qu'on aime le plus c'est : aller à l'école, étudier, jouer à la marchande, vendre du café ou des pâtes, voyager jusqu'a Tamatave (à 60 km, on y est tous allés une fois au moins), voir la famille, aller faire des courses à Brickaville (à 15 km).

Un seul d'entre nous est déjà allé à Tana. A la saison, on aime beaucoup cueillir les letchis, et les manger.

Ce qu'on a envie de vous dire c'est : Venez chez nous, nous visiter !

jeudi 20 avril 2017

Du Tampon à Tuléar : classe de CM2A de l'école Hoarau, suite

Les meilleurs amis 
 
Marc et Manu étaient meilleurs amis, ils avaient 10 ans.
Un jour les meilleurs amis économisèrent pour acheter cinq jeux à gratter :
pour le premier ils eurent 0 euro, pour le deuxième 5 euros pour le troisième 0 euro pour le quatrième 0 euro.
Manu dit : «On va juste avoir 5 euros, pour le dernier on va avoir 0 euro, j’en suis sûr »
Et là les deux amis grattèrent le dernier et ils ont eu 1 000 000 d'euros, les deux garçons étaient super contents.
Marc dit : «c'est moi qui prends tout car c'est moi qui ai choisi l'endroit »
Manu n'approuve pas son avis, il dit «NON!!! Parce que on a économisé chacun pour acheter ces 5 tickets »
Marc s'en va et prend les billets sans que Manu le voie.
Marc rentre et dit à sa maman : «Maman j'ai eu 1 000 000 d'euros »
Sa maman dit : «qu…quoi comment?»
Le garçon dit «regarde !»
Sa maman lui dit : «On va partager un peu, donne-moi, je vais aller prendre l'argent car il faut avoir plus de 18 ans»
Son fils en colère prend le billet et part dans sa chambre en criant : «NON JE NE VEUX PAS PARTAGER!!!»
Le soir son papa rentre.

Clément
 
Les étoiles


Les étoiles brillent le soir

La Lune se met à scintiller

Puis s’éclipse au premier rayon de Soleil

Le soir quand l’on voit briller au clair de Lune

La Lune se met en croissant

Aussi belle qu’un bonbon

Jolie chaque soir,

C’est magnifique ! 
 

Elvina Bénard

Le meilleur gâteau du monde


Il était une fois un garçon qui n'aimait pas lire et, comme il aimait beaucoup les gâteaux, tout le monde l'appelait patate. Un jour il ouvrit un livre, mais ce livre était un livre de pâtisserie où il n'y avait que de la lecture et une photo de tous les ingrédients alors comme il n'aimait pas lire, il regarda juste la photo ; il mélangea tous les ingrédients qu’il voyait, mais il se trompa pour le chocolat, et mit de la poudre de cacao pour le sucre.

Nohé

Mini


Clément écrit petit

même sur un ordi.

Clément est très très très très très petit.

Mais il est plus grand qu'une fourmi.

Il est amoureux de Minie

mais pour les ordi il maîtrise.

Florent

L'arc- en-ciel



Quand je vois un arc-en-ciel

C'est signe

Le signe du bonheur.

Quand mon oncle est décédé

Au cimetière je l'ai vu

Traverser la porte du Paradis.

Ce signe pour me dire

Qu'il sera toujours là pour moi !



Loane

La Rose


Rose blanche ou rose rouge,

Avec des épines ou sans épines,

Elle sent toujours bon

Les abeilles la butinent,

Et sont toutes étonnées ;

Avec cette énergie

Va dire à tes amies :

Butine, butine

Pour la routine !


Erwan Hoarau


La fleur


La fleur rend le bonheur

La fleur donne du malheur

La fleur demeure dans le cœur

La fleur fait des erreurs

Soana

La fleur


La fleur sent le bonheur

Parfois le malheur

Quand tu l'offres avec le cœur

Ou quand elle meurt

C'est peut-être à cause de nos erreurs.



Bègue Dylan

L'âge,

Le mal de dos

Causent la douleur de vieillesse.

Le jeune âge de la première génération

Doit profiter de sa jeunesse.

La deuxième génération travaille dur

pour nourrir sa famille.

Chaque génération a un rôle.


Florent

Ici il y a Idéfix

C'est le chien Obélix.

Ils attendent que le téléphone fixe

sonne au cas où c'est Astérix.

Et que Panoramix

leur donne la chance de faire une légende de Vercingétorix .



Florent Grondin

Le Carnaval


Le carnaval est une fête spéciale et très géniale
On se déguise toute la journée comme des fées

En noir comme un chat noir

En bleu comme l'eau

En rose comme un ruban rose

Le carnaval c'est génial !


Héléna


La correspondance d'Argences, suite et fin.














Voici la suite du courrier adressé par les élèves d'Argences à ceux d'Ampanotoamaizina. Avec aussi un petit jeu de reconnaissance imaginé par les plus grands.

jeudi 30 mars 2017

La classe de CM2A de l'école Iris Hoarau (Le Tampon) écrit aux élèves de Tuléar

Les sœurs jumelles inséparables



Il était une fois, deux jumelles de 11 ans. L’une portait des lunettes et s’appelait Soana, l’autre en revanche ne portait pas de lunettes et s’appelait Adeline. Leur anniversaire était déjà passé, c’était le 27 février. Les deux jumelles étaient en CM2-A, dans la classe de Monsieur GAYTE Olivier.
Toutes les deux étaient dans la même classe. Elles étaient inséparables comme des vraies sœurs de cœur. Un jour, une fille qui s’appelait Sarah était toute seule. Alors Adeline dit à Soana : 
« Viens, Soana, on va lui parler, elle est toute seule. » 
Après quelques minutes elle accepta, et les deux jumelles allèrent voir Sarah. Soana commença par lui poser une question. 
« Salut, comment tu t’appelles ? 
- Sarah POTHIN, et toi ? 
- Moi c’est Soana et elle c’est Adeline ma sœur adorée, on est jumelles »
Et Adeline continua : 
« Oui, on a 11 ans et toi ?
- Moi j'ai aussi 11 ans je suis en Cm2 comme vous on peut devenir amies ? 
- Oui je suis d’accord devenons amies » 
et les trois filles devinrent amies.


Adeline



Les oiseaux 
 

Les oiseaux c'est magnifique,

il y en a de toutes les couleurs, de toutes formes, des petits, des grands, maigres, et gros,

il y en a même avec des lunettes,

les oiseaux c'est magnifique !


Adeline
Mon papa

Qui est le plus beau

Qui m'aime de tout son cœur

Qui m'appelle ma princesse

Qui me couvre de bisous

Qui me berce le soir

Qui m'emmène à l'école

Qui s'occupe de moi

M'encourage à chaque fois

Qui a des biscoteaux

Et une super moto

Qui me donne son cœur

Qui me fait rire quand je suis triste



C'est mon Papa

Mon Papa chéri que j'aime!



Anaïs Hoarau


Ma journée



Pour mon petit déjeuner je commence par un grand verre de lait.

Puis pour aller avec le lait un bon petit pain au lait avec de la confiture.

Avec ça un petit fruit et puis pouf c'est fini.

Je m'habille.

Je me coiffe et prêt pour la journée.

Quand j'arrive à l'école je vois tous mes copains et puis je joue je travaille et puis je rentre, c’est cool mais c’est fini, je dis au revoir et je rentre chez moi.

Anaïs

Une correspondance de l'école d'Argences pour celle d'Ampanotoamaizina

Le courrier est parvenu à l'école d'Ampanotoamazaina en plein cyclone. Les photos de la distribution sont ici. Il est temps maintenant de le mettre en ligne, voici la première partie.